Les Chemins de l’Archéologie

À Plussulien (22), une carrière témoin de l’évolution des hommes préhistoriques

Connaissez-vous la colline de Quelfénec en Plussulien (22) ?

Sachez qu’elle porte en son sein une roche aux qualités insoupçonnables, une métadolérite à grain très fin, qui a intéressé les hommes du néolithique et contribué à leur sédentarisation.

 

Entre 4 200 et 2 000 avant notre ère, ils ont extrait cette roche et l’ont taillée afin de fabriquer des haches en pierre polie, outils qui leur ont permis de couper des arbres afin d’ouvrir des champs sur la forêt et de construire des maisons.

Au cours de ces 2 000 années d’exploitation, ce sont pas moins de 2 à 3 millions de haches qui ont été produites. Elles ont connu un grand succès, notamment dans le grand quart nord-ouest de la France, mais également au-delà. Des archéologues ont en effet retrouvé des haches en dolérite de Quelfenec jusqu’en Belgique, Allemagne et au sud de l’Angleterre etc…

L’affleurement de dolérite de Quelfenec, site départemental, accessible aux promeneurs toute l’année, porte encore aujourd’hui les stigmates de l’extraction et de la fabrication de ces haches.

Les fouilles réalisées par Charles Tanguy Leroux dans les années 1970 ont permis d’apporter des réponses sur le processus de fabrication de ces haches, que la Maison de l’Archéologie retrace à travers une scénographie et la présentation d’objets issus de ces fouilles.

Et les nombreux mégalithes dans ses alentours ?

Les hommes du Néolithique ont laissé bien d’autres traces de leurs pérégrinations dans les environs de Quelfénec.
Située au sommet des crêtes schisteuses et surplombant les gorges du Daoulas, la nécropole des landes de Liscuis, à Laniscat, se compose de trois allées couvertes. Ces trois sépultures collectives sont datées du 4e millénaire pour la plus ancienne et du 2e millénaire pour la plus récente. Distante de six kilomètres et contemporaine de l’atelier de production de haches polies en dolérite de Quelfenec, il n’est pas impossible que des tailleurs de pierre y aient trouvé leur dernière demeure.

Autres témoins de cette période, les menhirs de Saint-Mayeux ont été dressés à plusieurs points de la commune.

Le menhir du bourg est un menhir isolé de 2,64 mètres de haut, tandis que les autres menhirs se séparent en deux ensembles : d’un côté, le menhir de Roc’h ar Lein (4,35 m de haut) faisant probablement partie d’un ensemble de mégalithes plus important, comprenant les menhirs de Mein al Has (3,35 m de haut) et de Bourlousson (3,38 m de haut), et de l’autre, l’alignement de Pors Guillo, composé de trois menhirs (de 3,13 m à 4,70 m de haut) dont l’un d’entre eux est tombé et un autre a été christianisé.

Horaires d’ouvertures

Visites libres, en dehors des animations, aux heures d’ouverture de la Mairie :

  • Lundi et Vendredi: de 9h à 12h et de 14h à 17h;
  • Mardi, Mercredi et Jeudi: de 9h à 12h sauf vacances

Coordonnées

MAISON de l’ARCHEOLOGIE

Mairie de Plussulien
23, rue du centre
22320 PLUSSULIEN

Tél.: 06.66.04.08.47

Site internet / Informations complémentaires

Contactez les Chemins de l’Archéologie

1 Commentaire

  1. BONIC Georges

    avez vous des infos sur Plouguernével ?

    Réponse

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